En Afrique, la mortalité post-césarienne est XNUMX fois plus élevée que dans les pays riches

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Selon une étude réalisée auprès de XNUMX XNUMX mères dans XNUMX pays du continent, près d’une femme sur XNUMX est décédée après l’opération.

Світ з AFP Опубліковано сьогодні в 10h33

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Une mère avec son nouveau-né dans un hôpital de Juba, au Soudan du Sud, le XNUMX février XNUMX.
Une mère avec son nouveau-né dans un hôpital de Juba, au Soudan du Sud, le XNUMX février XNUMX. STEFANIE GLINSKI / AFP

Le taux de mortalité maternelle après une césarienne en Afrique serait XNUMX fois supérieur à celui des pays riches, selon une étude publiée vendredi XNUMX mars. Près d’une femme sur XNUMX est ainsi décédée après une césarienne, selon cette étude concernant près de XNUMX XNUMX mères de XNUMX pays africains parue dans la revue médicale The Lancet Global Health. La mortalité maternelle est de l’ordre de XNUMX pour XNUMX XNUMX opérations au Royaume-Uni, alors qu’elle atteint XNUMX pour XNUMX XNUMX opérations pour les mères africaines étudiées.

Les femmes africaines ont présenté près de trois fois plus de complications pendant l’intervention chirurgicale que les femmes américaines, les saignements sévères, pendant ou suivant l’opération, représentant la complication la plus fréquente. « L’amélioration des résultats chirurgicaux de la césarienne pourrait considérablement réduire la mortalité maternelle et néonatale », estime le professeur Bruce M. Biccard, de l’Université du Cap (Afrique du Sud), qui a dirigé l’étude.

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Dans cette étude, XNUMX % des césariennes ont été faites en urgence. Et nombre de mères sont arrivées en chirurgie avec un risque préopératoire déjà élevé en raison de complications liées à la grossesse. Les mères qui ont des complications placentaires préopératoires, une rupture de l’utérus, des saignements avant la naissance, des saignements obstétricaux sévères au cours de la chirurgie et des complications de l’anesthésie sont plus susceptibles de mourir après ou au cours d’une césarienne.

La chirurgie la plus courante

Ces résultats s’inscrivent dans une vaste étude, baptisée African Surgical Outcomes Study, mesurant les résultats chirurgicaux de tous les patients opérés pendant sept jours dans XNUMX hôpitaux de XNUMX pays africains. Elle montre que les césariennes sont la chirurgie la plus courante et représentent en moyenne un tiers des interventions chirurgicales en Afrique, tandis que le taux de mortalité néonatale (avant XNUMX jours) après césarienne atteint le double de la moyenne mondiale.

« Paradoxalement, alors que de nombreux pays cherchent à réduire le taux d’accouchement par césarienne, son augmentation reste une priorité en Afrique, remarque le professeur Biccard. Améliorer l’accès à la chirurgie et la sécurité de cette procédure pourrait permettre aux patientes de se présenter plus tôt et d’éviter des complications et des décès. » Dans cette optique, il préconise une meilleure identification précoce du risque de saignement et une utilisation moins restrictive des traitements de l’hémorragie post-partum. Des produits sanguins de longue durée de conservation, ainsi qu’une aide en ligne ou via des applications mobiles aux non-médecins pratiquant des anesthésies, pourraient aussi contribuer à accroître les taux de survie.

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Le nombre de naissances par césarienne a quasiment doublé dans le monde en quinze ans, passant de XNUMX % à XNUMX % entre XNUMX et XNUMX et dépassant même XNUMX % dans quinze pays, selon une analyse parue en XNUMX dans la revue médicale Ланцет. On estime entre XNUMX % et XNUMX % la proportion de césariennes absolument nécessaires pour des raisons médicales.

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